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Colombie
: mise à jour le 22/06/2007
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Quatre
jours plus tard, nous débarquons par avion à Cartagena en Colombie. Eh
oui ! Nous avons choisi un pays fortement déconseillé par le ministère
des affaires étrangères ! Pourquoi ce choix alors? Tout d'abord pour raisons
financières car l'Amérique du Nord et Centrale ont grevé lourdement notre
budget et que nous ne pourrions faire face à de nouvelles surprises au
port comme à Montréal. De plus, les suisses et allemands empruntent depuis
quelques années cette route sans problème et nous la conseillent. Seules
recommandations, ne pas rouler de nuit, emprunter les routes principales
et dormir dans un lieu sécurisé. Nous ne regretterons jamais notre visite
de ce beau pays.
En
deux demies journées, nous expédions les formalités douanières, il faut
préciser que les colombiens sont très serviables au port et nous ne paierons
que 60 dollars pour sortir le Land du container (comparés aux 1100 de
Montréal !!!!).
Fabrice
doit ensuite remettre les ressorts sous l'œil attentif et amusé des colombiens
bien au frais !
En
attendant le container durant le week-end, nous visitons Cartagena, belle
ville coloniale très colorée. Nous en profitons pour acheter un guide
touristique de la Colombie et des cartes qui nous serviront pour sillonner
ce pays et interroger les locaux sur les routes sécurisées.
Le
Land prêt et rangé, nous décidons d'une petite escapade sur les Caraïbes
où
nous rencontrons Jean-Philippe venu s'installer au bord de l'Atlantique
près de Santa Marta à Taguanga. Amoureux de ce pays, il s'y est marié
avec une colombienne et y a construit un petit hôtel pour routards avec
toutes les commodités.
Hostal La Casa de Felipe
Comme
à notre habitude, nous sélectionnons sur notre guide les zones peu touristiques
si possible accessibles par des pistes.
La région nommée La Guajira retient toute notre attention, elle est située
près de la frontière vénézuélienne.
Nous
échangeons avec des colombiens et profitons de ce petit port de
pêche pour goûter à moindre prix aux langoustes locales!
La
piste traverse des villages indiens surpris de notre passage en ces lieux.
La
capitale des indiens nous accueille le temps d'une pause-repas.
Un
petit tour sur la place où la police a installé un disposititif
impressionnant pour les attaques.
Nous
croisons de nombreux barrages militaires toujours très cordiaux. En réalité,
la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des voies de communication
sont une priorité du gouvernement, et les habitants sont fiers de dire
que la situation s'est largement améliorée depuis cinq ans.
Bogota,
Medellin: des noms qui font rêver!
Nous
prenons une route parrallèle à la Panaméricaine trop
encombrée à notre goût et traversons de belles montagnes
sauvages.
Manizales
dévoile ses pauvres quartiers en terrasse.
Nous
rejoignons la zone des caféiers à Salento et visitons le
parc des palmiers de cire: les plus hauts du monde atteignant jusqu'à
60 m de haut!
Les
pistes de terre sont largement détrempées et les petites
cascades nous donnent l'occasion de nettoyer le dessous du Land.
Une
petite exploitation de café nous fournit l'occasion d'apprendre
le processus de fabrication de ce nectar bien connu!
Le
Land au milieu des plants de café.
Un
plant de café avec les boules caractéristiques rouges. de
grains de café.
Notre
guide nous conduit sur le chemin botanique et le tour se termine par une
dégustation!
Nous
faisons un petit crochet en direction du sud-est vers la ville de Neiva
pour visiter un des déserts de Colombie: le désert de Tatacoa.
Il
est accessible par une belle piste et nous conduit vers des formations
géologiques impressionnantes.
C'est
aussi l'occasion de faire notre premier bivouac en Amérique du
Sud!
Le
lendemain est consacré à une promenade à pied pour
observer les fossiles de tortues vieux de plusieurs millions d'années.
Nous
avons aussi choisi ce lieu car il est muni d'un petit observatoire.
Le
responsable nous fait une visite guidée détaillée.
Nous
ne nous lassons pas d'arpenter les multiples pistes au milieu des formations
colorées.
Nous
prenons ensuite la route panaméricaine, la seule qui possède
un poste frontière avec l'Equateur. Les colombiens conduisent mal
en ville et en voulant éviter Cali nous empruntons une petite route
qui se transforme en piste. Le payasage est pittoresque, non touristique
mais nous sentons dans les regards pesants que nous ne sommes pas les
bienvenus. De plus, le barrage militaire suivant nous en donne la preuve
avec ses militaires équipés de lance-roquettes et gilets
pare-balles. Ils nous conseillent vivement de réintégréer
rapidement la bonne grande route!
A
la frontière avec l'Equateur nous campons sur un parking désert
au-dessus de Las Lajas!
Qu'est-ce?
Tout simplement le Lourdes local!
Avec ses inévitables
magasins de souvenirs religieux!
Et
un magnifique écrin pour cette église hors du commun!
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