| |
Départ
de Maubec,direction l'Espagne, nous partons avec nos 2 enfants (5 et 9
ans). La descente ne fut pas sans problème, dès les 30 premiers km, première
crevaison. Il y en aura 3 au total, c'était un sous- gonflage des pneus
arrières (3.5 bar, il fallait 4.5b pour des Michelin xzy), avec les chambres
à air qui frottaient sur les gouttières d'évacuation d'air à l'intérieur
du pneu.

Arrivée
à Chefchaouen, petite ville tranquille avec du charme, malgré la vente
de " chocolat ", mais ils n'insistent pas. Réparation de 2 pneus avec
le changement d'une chambre à air 120DH (12 €). 

Départ
vers Taza. La traversée de la région de Kétama est pénible, tout le monde
veut vendre son " chocolat ", signes de la main, appel de phares, voiture
qui double et s'arrête immédiatement avec de grands signes. Ne
pas s'arrêter. Le terrain de camping de Taza est fermé pour cause de festival
de musique et de poésie, donc direction Bab Bou Idir, où il y a un autre
camping. Malheureusement le camping est en rénovation. Un ancien militaire
qui tient une petite boutique nous propose son terrain pour bivouaquer,
avec notre premier vrai thé à la menthe. Direction
le gouffre du Friouato. Rien à voir avec les visites de gouffre français,
on passe entre, sur et sous les rochers, dans la boue, c'est un parcours
de spéléologie, à refaire, avec les bons habits. Piste U1 du Gandini :
En sens inverse. Piste un peu difficile et lente avec des paysages très
beaux. On se trompe d'intersection,
on passe par l'ouest pour rejoindre Tamjilt, sans regret.
On
a bivouaqué sur un champ d'ammonites. Fin de la U1, on retrouve le goudron
15 km avant Berkine. Puis direction le plateau du Rekkam . On prend la
direction de Rchida, avant Rchida, une piste monte vers le plateau, en
passant au-dessus de la maison forestière. La piste est assez difficile
et la montée vertigineuse, avec une superbe vue sur la plaine. Le début
du plateau est une mer de cailloux, nous avançons lentement, puis on se
croirait dans la steppe Mongole, ça roule bien. 
Bivouac
au milieu de nul part. Il n'y a que quelque tente de nomades de temps
en temps. Départ vers Figuig. La fin du Rekkam se passe bien, la piste
est roulante, on croise 2 camions (les seuls véhicules que nous avons
croisés sur le plateau). 15 h arrivée à Figuig, après un contrôle rapide
des passeports. Il fait 49°C à l'ombre. On
trouve un hôtel qui fait camping avec une vue magnifique de Figuig , sa
palmeraie et sur l'Algérie. Il n'y a pas d'option pour de l'eau chaude
pour les douches, mais on aurait bien aimé l'option douche froide, car
l'eau était très chaude (chauffée par le soleil). Visite
de Figuig et de sa palmeraie le matin. La ville est très accueillante
avec du charme.
Direction
Merzouga. La piste passant par Aïn Tanezara vers Mengoub est toujours
interdite, donc nous prenons le goudron. Le début commence bien, mais
après le bivouac annoncé par Gandini, impossible de trouver le passage
à travers l'oued et la colline pour continuer la piste. Après 2 heures
de tentative dans les dunettes, on fait demi-tour. On rejoint Merzouga
par la route.
On campe au ksar Sania pour prendre la piste M2b tome 2 à l'envers. La
piste est belle et sauvage, mais les passages de quelques dunette nous
font un peu peur, il fait 50°C et je n'avais pas envie de dégonfler (4.5
b à l'arrière) et de sortir les plaques, on finit par la piste principale
en direction de Rissani. Retour
sur Merzouga et nous faisons un petit tour dans le bac à sable (erg Chebi).
Sans le vouloir, je m'ensable, dégonflage des roues, mise en place des
plaques par 50°, c'est très éprouvant, puis 2 heures pour regonfler, le
tuyau éclatait à cause de la chaleur.
Direction la vallée heureuse. Villages
très sympas, sauf un où certains habitants demandent directement de l'argent,
15 jours auparavant, un groupe de trecking était passé par la.
Nous
bivouaquons un peu en dehors de la piste, un
groupe de villageois vient à notre rencontre. Inquiets, ils avaient appris
que nous étions passés dans le village précédent, mais ne nous voyant
pas passer, ils sont partis nous chercher. Un mois plus tôt, une voiture
était tombée dans un ravin faisant 1 mort et 16 blessés ! ! Ils nous proposent
de passer prendre le petit déjeuner chez eux. Après un copieux déjeuner,
on prend notre hôte comme guide pour finir la piste, il n'y était jamais
allé jusqu'au bout.

Retour
par Rich vers Goulmima. Les palmeraies sont sèches.


Direction
Tazzarine. Piste très facile. Très belles gravures rupestres situées sur
un petit monticule, un chemin y mène.

Beau
canyon. Puis direction Zagora puis Mahmid au camping Paradise, avec une
vraie piscine.
Nous traverson le Jebel Sagho. Belles montagnes vertes, mauves, bleues,
noires.
Arrivée
dans la vallée du Dades très verte, les enfants n'ont pas l'habitude de
voir des touristes. Piste très jolie et très verte, puis nous prenons
la direction de Ouarzazate. Terrain de camping correct avec restau pas
cher.
Après la chaleur, nous décidons d'aller chercher un peu
de fraîcheur au pied du Toubkal. Bivouac avant la montée finale
vers le lac d'Ifni devant le café Toubkal (dont le proprio essaie de vous
arnaquer, 300 DH pour 1 couscous aux légumes sans viande et quelques boissons),
à la fin du dernier village.
Montée vers le lac d'Ifni. Piste très cassante, les pierres qui la composent
se déchaussent en formant des marches de 20 à 25 cm de haut et des virages
très serrés. Très jolies vues sur le lac, le Toubkal et la vallée. Au
retour, nous nous accrochons par les plaques avec un camion en se croisant
sur une piste en bord de précipice. Un quart d'heure pour passer. Retour
sur Ouarzazate et retrouvailles avec des amis locaux, dans un village
un peu perdu à l'est de Fint.

Nous
reprenons la route en direction de Marrakech pour récupérer
une piste. Elle
est difficile, avec de forts dévers (25°, ravinements instables de la
colline sur la piste), nous glissons de l'arrière en direction du ravin,
mais le bord de la piste est plan, ce qui nous arrête, grosses chaleurs.
De longues portions de la piste sont défoncées. Nous trouvons un bivouac
très tard. Vallée de Tessaout. La piste est très passante pendant la nuit
: trois camions et plusieurs ânes au matin. Nous nous réveillons et nous
avons la surprise de la vue sur la vallée de Tessaout.
Petit bain de pieds dans l'oued puis en direction de Demnate, la piste
est devenue une superbe route goudronnée Nous passons par les cascades
d'Ouzoud, l'erreur,
il n'y a que des rabatteurs, je les déconseille.
C'est
la fin du vouyage, nous remontons lentement vers Ceuta.
|