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Spéciales Écoles ici :
Mexique
: mise à jour le 11/02/2007 : Du 7 décembre 2006 au 13 janvier
2007
A
la ville frontalière avec le Mexique, nous prenons rapidement une
assurance pour notre Land et nous dirigeons vers les douanes. Comme d'habitude
en Amérique du Nord, les douanes de sortie de territoire n'existent
pas, ainsi seule la douane mexicaine est présente. Nous parcourons
50 mètres, passons sous un portique sous l'oeil attentif des douaniers
et nous retrouvons au Mexique sans avoir effectué la moindre formalité
!!!
Pourtant, les guides nous
précisent que nous devrions être en possession d'un permis
de circuler et d'un visa touristique. Dès lors, les galères
commencent... Il nous faut revenir en arrière dans la circulation
anarchique de la ville au milieu des sens uniques. Deux heures nous seront
ensuite necessaires pour effectuer les démarches en nous allégeant
au passage de quelques 90 euros ...
Nous quittons la ville très
polluée de Mexicali pour retouver les grands espaces désertiques
ornés de cactus candélabres de la côte est qui longent
le golfe.
La
faible fréquentation touristique du mois de décembre nous
permet de profiter de la faune présente. Ainsi, nous surprenons
de nombreux coyotes assoupis sur la piste.
La
piste croise des villages de pêcheurs.
A
la tombée de la nuit, une petite crique nous sert de bivouac. Nous
profitons du silence et de la tranquillité quand soudain ...
Une
horde de gros 4X4 américains nous envahit: finie la quiétude
des lieux!
Le
soleil couché, nous admirons le lever de lune sur la mer.
Nous
prenons notre repas "chacun de son côté", selon
l'habitude américaine.
Nous passons ensuite une
bonne soirée à deviser avec nos compagnons improvisés
autour d'un bon feu de camp et d'un verre de vin californien.
Au
matin, nous reprenons nos pistes respectives, l'organisation vers le nord
et nous vers le sud sans oublier l'échange de quelques points GPS
pour découvrir les trésors cachés de la Baja.
Si
les journées de ce mois de décembre sont chaudes, nous apprécions
la chaleur d'un bon feu de camp la nuit venue.
L'organisateur
de l'expédition 4X4 américaine nous a donné le point
GPS d'une mission désaffectée sur une piste très
peu fréquentée.
Nous
y surprenons un aigle à queue rouge
et
aussi un étrange insecte emplumé.
Mais,
notre gentil organisateur nous a fourni aussi les point GPS d'un canyon
en nous laissant entendre qu'ils venaient d'y passer avec leurs 4X4 surchargés.
Il nous a assuré qu'il n'y avait pas plus de 40 centimètres
d'eau ...
Confiants, nous nous engageons
dans un petit passage à gué. Le train avant passe de justesse,
mais le pont arrière s'enfonce dans la vase malodorante. Même
avec l'aide de notre blocage arrière, le Land ne bouge pas d'un
poil !
La piste n'est pas fréquentée,
la seule présence humaine se trouvant à plus 25 kilomètres
n'est autre qu'une sorte de Bagdad Café au milieu du désert
tenu par un unijambiste !
Il faut se rendre à
l'évidence, nous ne pouvons que compter sur nous-même.
Fabrice
mettra deux jours pour nous sortir de ce mauvais pas. Impossible de dormir
dans le Land, on sort les tentes, on mange sur le pouce et on fait un
feu pour se réchauffer. Les gamins sont super et aident beaucoup surtout
Flo toujours très solide dans les situations difficiles. Seul élément
agréable pour Fabrice l'eau est chaude mais puante car c'est un mélange
de vase et de joncs décomposés ! Il s'y vautrera pendant plusieurs heures
en caleçon...
Nous retrouvons aussi un
câble de treuil sectionné dans le trou d'eau ...
Quelques
mètres plus loin, un autre passage délicat nous donnent
quelques sueurs froides.
Les
difficultés passées, nous arrivons dans un véritable
jardin botanique.
Toutes
les espèces de cactus semblent être représentées.
Nous
retrouvons la civilisation à Santa Rosalia
célèbre
pour son église conçue par Gustave Eiffel.
Toute
l'église est fabriquée en fer et provient de France.
Lors
d'un bivouac, Florence, en ramassant du bois pour le feu de camp a la
surprise de découvrir cette mygale de 15 centimères.
A La Paz , le ferry étant complet , vacances de Noël obligent,
nous devons attendre quelques jours de plus sur une plage. Les enfants
en profitent pour avancer leurs cours du CNED.
Lors
du repas du soir, nous remarquons sous la table de camping ce beau scorpion:
dire que nous nous promenons pieds nus!
Sur
le port, les pélicans majestueux attendent l'arrivée des
nombreux pêcheurs.
Nous
abordons le continent pour retrouver les routes à péage.
Nous serons dans l'obligation de payer des voies de communication en très
mauvais état malgré le panneau nous notifiant qu'elle était
gratuite.
Le
Mexique possède aussi une ville du style "Las vegas".
Nous n'avons pas pu résister à photographier cette belle
Tour Eiffel.
Un
bivouac bruyant en surplomb de la route au milieu des arbres nous donne
l'occasion d'admirer ce beau spécimen d'araignée multicolore.
Nous
traversons de petits villages typiques disposant d'église de style
colonial.
L'approche
de Noël nous permet d'admirer de grandes crèches.
Nous
garons notre Land sur la place pour pouvoir les visiter tranquillement.
Une
piste pavée de plusieurs km nous conduit à ce village aux
couleurs chatoyantes.
Nous
traversons le centre du pays en prenant le temps de visiter ce parc où
l'érosion a façonné d'étranges ruines.
Notre
route passe par la ville coloniale de Zacatecas qui abrite les ruines
de La Quemada, notre premier site aztèque. Nous profitons totalement
de la quiétude de ces lieux sachant que nous sommes les seuls touristes
à l'horizon.
Les
marches de géant nécessitent une petite pause.
Les
ruines sont relativement en bon état. Cette forteresse constituait
une cité d'importance non négligeable et rivalisait avec
Teotihuacan.
Des
fouilles archéologiques ont mis à jour de superbes bijoux
d'époque.
Nous
nous émerveillons devant la précision et l'état de
conservation des objets.
Grâce
aux nombreux os trouvés sous les pierres, ils ont pu reconstituer
le faciès d'un aztèque. Les demoiselles jugeront de la beauté
du spécimen !
La
veille de Noël, nous nous installons en contrebas de la route dissimulés
par la végétation abondante, les cactus nous servant de
sapins de Noël: original !
Nous
longeons la côte Atlantique et évoluons dans un décor
de forêt tropicale. Difficile de trouver un bivouac dans cette végétation
abondante !
Nous
nous réveillons ainsi entre deux couches de nuages.
Les
villages de montagne mettent à rude épreuve la mécanique.
En effet, les mexicains sont les champions des topes c'est-à-dire
des dos d'âne qu'ils positionnent un peu partout même sur
des pistes en mauvais état: il fallait y penser !!!!
Nous
rejoignons la périphérie de Mexico pour visiter le site
de Teotihuacan, important centre aztèque. Les pyramides sont gigantesques
et nous pouvons admirer en face celle de la Lune. Malheureusement, la
fréquentation touristique de ces lieux ne permet pas de jouir pleinement
de ce site.
Les
files ininterrompues de touristes grimpent au sommet de la pyramide du
Soleil saluée par l'apparition de la Lune.
Un
détail d'une pyramide nous prouve l'importance de la décoration
sur ces bâtiments religieux.
Le
musée nous présente plusieurs statues richement décorées.
Celui-ci
servait de brasero.
Nous
nous éloignons de la capitale polluée et avons l'agréable
surprise de voir le volcan Popocatepen crachant quelques fumerolles.
Nous
surprenons une tranche de vie des mexicains: ici, une femme fait sa vaisselle
à la mode mexicaine c'est-à-dire à l'extérieur.
Les
topes et autres trous d'autruche ont mis à rude épreuve
nos pneus et nous crevons quatre fois de suite en moins d'une semaine.
Fabrice est alors obligé de réparer sur le bord de la route.
Les mexicains très serviables regardent l'opération avec
attention sans évidemment se salir les mains et vont se coucher
au bout d'une heure fatigués par leur observation !!!!
Certaines
habitations sont très rustiques et ne comportent que des toits
de chaume.
Nous
rejoignons le sud du Mexique où la végétation tropicale
est omniprésente.
Les
couleurs sont naturelles.
Nous
choisissons de visiter le site Maya de Palenque dans les Chiapas.
Plus
éloigné des circuits touristiques traditionnels, Palenque
nous dévoile ses merveilles dans le calme.
La
jungle a envahi les différents édifices.
Une
grande place réunit la majorité des pyramides.
Nous
grimpons au sommet de l'une d'elles pour avoir une vue d'ensemble.
Tous
les bâtiments ont été construits en surplomb de la
forêt vierge.
Quelques
vendeurs de bracelets...
Nous
rejoignons notre véhicule après avoir fait une petite promenade
au milieu de la jungle.
Un
petit détour aux sources d'Agua Azul s'impose.
Nous
montons sur le promontoire pour admirer ce petit joyau au milieu de la
jungle.
Les
arbres tombés dans la rivière se pétrifient très
rapidement au contact de l'eau.
Nous
ne manquons pas d'admirer l'habileté de ses petite filles pour
faire tenir leur récipient sur la tête.
Et
cette femme porte la tenue traditionnelle des Chiapas.
A
la fin, un petit bain dans ces sources nous rafraîchit.
De
bon matin, l'heure est propice à l'observation de la faune locale.
Nous
sommes en territoire Zapatiste et ce panneau nous le rappelle si nous
l'avions oublié.
Avant
de quitter le territoire mexicain, nous nous rendons à une réserve
de biosphère où se cachent les ruines de Calakmul.
Le
site a été dégagé avec précaution et
ils ont préservé son écrin de verdure. Vincent en
profite pour faire de la balançoire avec les lianes.
Très
peu de visiteurs, donc beaucoup de faune... Localisez cet insecte bien
dissimulé ! Pourtant, il fait plus de 10 cm !
Encore
un petit lézard...
Nos
premiers singes araignées avec bébé sur le dos !
Cette
fois-ci, des singes noirs bien agrippés aux branches...
Qui
observe qui ?
Les
bâtiments se devinent au milieu de la végétation tropicale.
C'est
fini la promenade tranquille, il faut maintenant songer à escalader
une de ses pyramides.
Mais,
quelle récompense à son sommet !
Les
dindes sauvages nous accueuillent à la sortie. Nous campons avec
les gardes du parc et pourrons vérifier que ces volatiles dorment
au sommet des arbres !
Notre
périple au Mexique s'achève mais nous ne voulons pas le
quitter avant d'avoir fait un petit tour sur la mer des Caraïbes.
Eh,
oui, c'est une carte postale! Ou tout simplement notre bivouac du soir.
L'eau est à plus de 30°C ! Cela vous fait rêver. Tout
ça, pour nous tous seuls, on pourrait se prendre pour Robinson
!
Vincent
s'y croit ! Il nous déniche une noix de coco au sommet du palmier.
Et
construit une cabane avec les branches de palmier. Un vrai Vincent Crusoë
!
Voici
le bivouac !
Ce
crabe nous rend visite.
Ce
boa de deux mètres nous rappelle la danger de la jungle.
Tous
les bivouacs ne font pas rêver et nous passons notre dernière
nuit à la frontière du Mexique avec le Belize sur une station-service:
un peu bruyant !
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