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Spéciales Écoles ici :
USA
: mise à jour le 27/11/2006 :
Du 13 septembre au 7 décembre 2006
2
ème partie :
Le temps est gris, nous venons de subir une tempête au bivouac
avant d'atteindre la vallée de la mort ... Pas aussi sec que sa
réputation !
Nous
établissons notre campement sur la mine désaffectée
de la reine de Shaba. Nous sommes bien dans le parc de la Death Valley,
mais il est autorisé de camper à plus de 2 miles de la piste
principale.
Nous y revenons tous les
soirs, suite aux visites des différents sites de la vallée,
pour le travail scolaire des enfants mais aussi après nos différents
allers et retours à Ridgecrest pour récupérer une
nouvelle transmission en poste restante. Effectivement, depuis quelques
temps, nous entendons un léger bruit et nous avons un jeu important
dans la transmission avant : en effet, Fabrice remarque qu'elle a été
mal réalignée au dernier démontage et les cannelures
ont pris un jeu très important !
Le lendemain, le temps s'améliore et nous en profitons pour visiter
notre campement. La mine de Shaba est une ancienne mine de talc qui surplombe
la Death Valley. Les principales constructions ont été abandonnées
mais sont encore dans un état de conservation correct.
Les pistes d'Alaska avec
ses nombreux nids de poules ont détérioré les silentblocs
des tirants de pont avant. Fabrice profite des installations existantes
pour se confectionner une presse avec un simple cric hydraulique.
Les plus grosses machines sont restées sur place.

Les mineurs avaient installé
leurs baraquements pour profiter pleinement de la vallée.
Peut-être
aussi pour oublier le côté spartiate de leur logement ...
Les enfants n'oublient pas
leurs études. L'ancienne fondation d'une cabane facilitera grandement
l'installation de la table et des fauteuils.
Deux voies sont possibles pour traverser la vallée de la mort,
une route goudronnée, longeant la montagne ou une piste passant
par le centre et les chotts.
Une
oasis est implantée au milieu de la Death Valley. Dans une ambiance
marocaine, le village de Furnace Creek permet de se ravitailler en nourriture,
eau et carburant.
C'est
ici que nous voyons notre premier Géocoucou de Californie, plus
communément appelé Bip Bip ...
A
l'entrée de Furnace Creek, nous sommes accueillis par un groupe
de country.
Mais
le but de la journée est de visiter le musée des mines de
talc et de borax. Un camion à vapeur garde l'entrée du musée.
Il transportait le borax vers les usines de traitement.
Le
camion à vapeur remplaça les attelages de mules.
L'attelage
était composé de vingt mules et tirait une masse totale
de 36 tonnes. 4500 litres d'eau étaient emportés pour abreuver
les animaux.
Nous
découvrons le matériel employé pour extraire le minerai,
mais
aussi quelques beaux exemples de diligences d'époque.
Une
locomotive à vapeur, fonctionnant à l'huile, clôture
le musée.
La
visite du musée des mines terminée, nous partons découvrir
la vallée de la mort. Le sud est occupé par un lac salé
asséché.
Sa
surface est recouverte d'une pellicule de sel.
Parfois,
des sphères de sel se forment.
La vallée de la mort est entourée de deux chaînes
de montagnes. De nombreuses excursions s'offrent à nous.
La
roche s'agrémente de nombreuses variations de teintes comme sur
la route d'Artist drive.
Les pluies ont façonné de nombreux canyons de couleurs
différentes. Le plus grand se nomme Golden Canyon.
L'entrée
du Golden Canyon est marquée par une étrange formation géologique.
Une route goudronnée et partiellement défoncée par
les eaux semble reposer à l'entrée. Mais personne n'a eu
l'idée saugrenue d'y installer une route. Le phénomène
est totalement naturel.
Le
canyon s'élargit,
et
permet d'accéder à la cathédrale.
L'inclinaison
des strates montre la forte activité tectonique de la Death Valley
dans le passé.
Certains
treks sont fermés au public l'été en raison de la
température très élevée. Ils sont rouverts
en automne. Nous pouvons ainsi découvrir Natural Bridge,
et
ses fontaines asséchées.
Des
étendues dunaires sont présentes en plusieurs endroits du
parc. Celles-ci sont les plus visitées car accessibles avec une
simple voiture ou en car de tourisme.
Sur
le bord d'une piste, nous sommes intrigués par un panneau indiquant
la direction de sources d'eaux chaudes au milieu du désert. Nous
arrivons dans un premier temps sur une mine de talc.
La
création du parc de la Death Valley a mis un terme à l'exploitation
du talc. La mine est désaffectée.
Profitant
de la présence de la mine et d'une source d'eaux chaudes, Louise
Grantham créa en 1930 un centre d'accueil pour les mineurs.
Une
piscine fut construite et alimentée par l'eau chaude de la source
les mois les plus froids.
Une
pièce est encore en bon état. Elle sert de refuge pour les
voyageurs l'hiver.
Nous
décidons d'y passer la nuit. Nous ne sommes pas les seuls à
avoir eu cette idée. Nous y rencontrons un guide en Alaska avec
son fils,
et John, photographe pour la revue National Geographic.
Nous
passerons une excellente soirée en leur présence, mais attention,
"A nos risques et périls", comme le rappelle le panneau.
Cette
araignée a élu domicile sous le livre d'or du site !!! Elle
frôlera les doigts de Valérie qui rédigeait un petit
mot !
Nous
reprenons les pistes vers le nord surplombant la vallée de la mort.
Les
paysages sont très variés.
Un
peu à l'extérieur de la Death Valley, John nous avait indiqué
un village fantôme.
L'ambiance
Wertern est encore bien présente.
Un
ancien wagon de l'Union Pacific y est abandonné.
D'étranges
panneaux longent les Highways. Des personnes, familles ou employés
se proposent, par oeuvre de citoyenneté, d'enlever régulièrement
les ordures que les conducteurs américains jettent par la fenêtre
sur deux miles!!!
Pour
retourner à la vallée de la mort, nous empruntons un canyon.
Nous
y trouverons des pétroglyphes indiens.
Pendant
ce temps, Vincent découvre une formation géologique miniature
bien surprenante. IL la nommera l'Escalier.
La
canyon est très profond, notre Land semble bien petit.
Le
mécanisme tectonique de la région est provoqué par
la présence de volcans. Certains ont laissé d'impressionnants
cratères suite à leur explosion.
Nous
continuons notre exploration du Nord Ouest de la Death Valley.
Les
cactus sont très variés, certains peu accueillants.
Ne
vous fiez pas aux apparences, c'est bien un cactus !
Les
visiteurs ont parfois d'étranges coutumes. Sur ce panneau, chacun
y dépose une théière avec un voeu à l'intérieur.
Si vous avez oublié votre théière, ne vous formalisez
pas trop, il suffit d'en emprunter une ...
Certains
construisent des totems en souvenir des pièces détériorées
sur cette piste cassante.
Crankshaft
Crossing, le croisement du vilebrequin, généreusement décoré
de : Vilebrequins. Ils ont des idées ces américains !
La
vallée de la mort est le siège d'un phénomène
étrange qui a donné beaucoup de fil à retordre aux
scientifiques : la race Track Valley.
Les
cailloux se déplacent seuls en laissant une trace derrière
eux.
En réalité,
nous sommes sur un chott. Les nuits de grand froid et de fort vent, la
couche superficielle du lac asséché gèle. Au matin,
par le réchauffement du soleil, la couche superficiel décongèle
et forme une fine couche de boue glissante. Il suffit alors d'un simple
coup de vent pour déplacer les cailloux.
Nous
prenons ensuite une piste difficile à flanc de montagne pour rejoindre
la Saline Valley.
Le
soir venu, nous trouvons un bivouac au milieu des rochers. Ecole et récupération
des photos sur l'ordinateur sont au programme.
Au
matin, nous reprenons la piste en direction de la réserve naturelle
de Saline Dry Lake.
Puis,
un moment de détente nous attend à Saline Dunes. La piste
pour y accéder est si mauvaise avec une tôle ondulée
profonde que les touristes y sont rares. Nous sommes seuls pour profiter
pleinement de ce bac à sable.
Au
milieu de ce désert, nous sommes attirés par de petites
oasis. Ce sont des sources chaudes. La fête d'Halloween rend ses
lieux très fréquentés.
Nous
y rencontrons même le propriétaire d'un vieille serie II
!!!
Nous
trouvons enfin un bain libre. Il faut préciser que nous sommes
en fait dans un camp de naturistes uniquement accessibles en 4X4 ...
L'eau est à 40°C,
un vrai régal.
Nous
reprenons la piste vers le Nord. Les difficultés s'enchaînent.
Le petit bruit que nous entendions et semblant provenir de la transmission
s'amplifie, mais nous savons qu'elle n'est toujours pas arrivée
à la poste restante de Ridgecrest. Nous faisons abstraction de
ce bruit et continuons notre parcours.
Enfin,
nous apercevons les Eureka Sand Dunes, les plus hautes de la Death Valley.
Elles culminent à plus de 200 m.
L'accès
aux dunes avec un 4x4 est heureusement interdite. On peut seulement les
contourner.
Il
est toutefois possible d'y bivouaquer et de les gravir à pied.
Il faut compter plus de trois heures pour atteindre le sommet.
Pendant
notre séjour dans la vallée de la mort, nous rencontrons
beaucoup d'animaux sauvages. Les coyotes semblent bien gentils mais farouches.
Il est formellement interdit de les nourrir pour préserver l'équilibre
fragile de la faune du désert.

Un vautour impressionnant
s'envole à notre passage.
Deux
aigles nous regardent passer.
Moins
sympathique, une mygale velue traverse la route devant notre Land.
Dernière
visite au point le plus bas des USA, Badwater est un lac de sel au milieu
duquel une source coule.
Du
sel à perte de vue ...
Nous quittons le parc de
la Death Valley pour rechercher notre colis à Ridgecrest. Les possibilités
de visites et d'excursions sont multiples, on pourrait y rester plus d'un
mois !

Malheureusement, notre colis
n'est toujours pas arrivé à la poste restante de Ridgecrest.
En attendant, nous partons pour le parc des séquoias.
Les
arbres peuvent dépasser les 100 mètres de haut et atteindre
3000 ans. Le Land est ridiculeusement petit à côté
de ses géants.
Une
fois à terre, ils peuvent servir d'abris pour les bûcherons.
Le
général Grant Tree, un des plus grands géants du
parc.
Le
soir, nous bivouaquons à 1400 et apprécions le feu de camp
pour nous réchauffer. La température est nettement plus
basse que dans la vallée de la mort: il gèlera même
pendant la nuit.
Nous échapperons
à une amende le lendemain. En effet, nous avons la visite d'un
ranger venu contrôler si nous avions fait un feu la veille !
Sur
la route de retour à Ridgecrest, un couple nous aborde à
une station-service et nous invite à prendre un café. Il
est prof d'arts plastiques et accompagne tous les ans ses élèves
en voyage à Paris.
Arrivé
à Ridgecrest, le colis n'est toujours pas arrivé. Nous apprenons
le jour même qu'il a été retourné à
l'envoyeur pour cause d'absence de numéro de téléphone
sur l'adresse du colis et de sécurité, un comble pour une
poste restante.
Nous décidons d'avoir
recours à un transporteur. En trois jours, il devrait arriver à
Palm Springs, la résidence d'été des stars ...
Nous arrivons à Palm
Springs trois jours plus tard. Nous apprenons alors que le colis est bloqué
en douane car la désignation des pièces du colis ne sont
pas traduites en anglais ...
La transmission fait encore
plus de bruit ...
Franchement,
l'administration américaine est bien à l'image de cette
plaque minéralogique.
Fabrice
en a plein les ...
Retour
à Palm Springs pour enfin récupérer notre colis.
Curiosité, la ville
de Palm Springs est alimentée par un vrai champ d'éoliennes
à la dimension américaine ! Nous sommes très loin
dans ce domaine en France !
Nous
retournons dans le désert pour changer la transmission.
Un fennec nous rend visite
pendant la nuit.
Au matin, Fabrice change
la transmission. Dès les premiers mètres, nous nous apercevons
que le bruit est toujours présent . Nous devons nous rendre à
l'évidence: c'est la boîte de transfert qui a un problème.
Nous
parcourons moins d'un kilomètre pour sortir du bivouac et rejoindre
la route, quand nous entendons un gros bruit sec sous la voiture.... Un
roulement vient de céder. Les débris se sont coincés
dans les pignons en cassant les dents. Le carter est déformé,
la boîte de transfert est irrémédiablement détruite.
Nous aurons parcouru près
de 5000 km le temps que la poste de Ridgecrest renvoie la transmission
pour cause de sécurité. Sans l'intervention d'un fonctionnaire
zélé, nous aurions pu diagnostiquer plus tôt et précisément
l'origine du bruit et éviter autant de dégâts en vérifiant
l'état de la boîte de transfert.
Nous
roulons doucement jusqu'à la ville suivante quand Dan et Lourdes
nous arrêtent un km plus loin. Ils proposent de nous tracter pendant
60 km jusqu'à leur maison de La Quinta et d'y attendre la réparation
du Land: un grand merci pour leur hospitalité qui durera tout de
même deux semaines!
Bon,
maintenant il faut réparer le véhicule au plus vite et c'est
bientôt Thanksgiving.
Dan
nous trouve un garagiste, Marcelo. Il est originaire d'Argentine et connaît
bien les Land. La plupart des garagistes refuse d'effectuer la réparation
car ils ne connaissent que les véhicules américains. Le
concessionnaire Land Rover de Palm Springs demandait 3000 $ de main-d'oeuvre!!!
En
attendant la réparation, Dan et Lourdes mettent à notre
disposition la salle de jeu. Les enfant dorment dans la chambre de leur
fils Joseph.
Nous
contactons Georges Graciet d'EURO4X4PARTS
par e-mail et moins d'une semaine plus tard nous recevons une boîte
de transfert neuve. Pourtant, c'était Thanksgiving, quelle efficacité
!
Nous
apportons avec Dan la boîte de transfert chez Marcelo, plus que
quelques heures de remontage et nous pouvons repartir vers d'autres aventures
cette fois-ci mexicaines.
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